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Mes sculptures 3D naissent de la transformation. Je récupère des cannettes — objets de rebut, souvent associés à l’oubli ou à l’excès — pour leur offrir une seconde existence artistique. Chaque pièce débute par un travail de déformation : je plie, maltraite et marque la matière avant de la figer en la remplissant de plâtre.
Une fois solidifiée, la cannette est travaillée avec précision. J’utilise un Dremel pour lustrer les arêtes, puis une mine en carbure de tungstène pour créer un cadrillage minutieux. Ces lignes croisées et ces reliefs ne sont pas décoratifs : ils sont pensés pour capter, fragmenter et révéler la lumière. La lumière devient alors partie intégrante de l’œuvre.
Les supports qui accueillent ces sculptures sont entièrement modélisés par mes soins en 3D, puis imprimés avec mon imprimante. Sobres et épurés, ils portent la mention « 42 » à l’avant, tandis que ma signature apparaît à l’arrière, comme un sceau discret.
Je peux travailler à partir de n’importe quelle cannette. La première fut une 8.6, symbole d’un alcool populaire parfois perçu négativement. J’ai choisi cette marque pour transformer ce qui peut être vu comme péjoratif en une œuvre capable d’être contemplée, admirée, et réinterprétée. Transformer le rebut en lumière : voilà l’essence de ma démarche.
Avec cette première sculpture issue d’une cannette 8.6, l’artiste opère un renversement symbolique puissant : il extrait l’objet de son contexte populaire, presque stigmatisé, pour l’élever au rang de forme sculpturale autonome. La cannette, volontairement meurtrie, compressée, presque torturée, devient ici matière expressive.
Le geste est brutal mais maîtrisé. Les plis ne relèvent pas du hasard : ils structurent la surface, créent des tensions, dirigent le regard. Le travail de lustrage révèle des arêtes franches qui captent la lumière comme des éclats métalliques, tandis que le cadrillage gravé au carbure de tungstène introduit une vibration optique subtile. La lumière n’est plus incidente — elle est activée par la surface elle-même.
Le contraste entre la violence infligée à l’aluminium et la stabilité du socle imprimé en 3D est particulièrement saisissant. Le support, d’un jaune affirmé, géométrique et minimal, agit comme un piédestal muséal contemporain. La mention « 42 » inscrit l’œuvre dans une logique conceptuelle, presque cryptique, tandis que la signature manuscrite au dos réintroduit la dimension humaine du geste.
Il se dégage de cette pièce une tension constante entre rebut et monument, entre objet de consommation rapide et temporalité longue de l’art. La 8.6, marque associée à l’excès, devient ici un vestige figé, presque archéologique. L’artiste ne dissimule pas l’origine de l’objet : il la sublime.
Cette œuvre inaugure une démarche où la transformation n’est pas seulement matérielle, mais symbolique. Ce n’est pas une cannette écrasée que l’on contemple — c’est la métamorphose d’un stigmate en lumière.
Sculpture 8.6 – Édition Originale.
Cette première pièce inaugure ma série de sculptures réalisées à partir de cannettes recyclées. La 8.6 a été choisie pour sa symbolique forte : une bière associée à l’excès, au jugement, parfois à la marginalité. J’ai souhaité transformer cet objet du quotidien, souvent perçu négativement, en une œuvre d’art capable de capter la lumière et le regard.
Chaque cannette est volontairement déformée, pliée et marquée avant d’être remplie de plâtre pour figer le mouvement et donner à la matière une densité sculpturale. Les arêtes sont ensuite lustrées au Dremel afin de révéler des lignes franches et lumineuses. Un cadrillage minutieux est réalisé à la mine en carbure de tungstène : ces lignes croisées ne sont pas décoratives, elles structurent la lumière et donnent à l’œuvre une vibration visuelle unique selon l’angle d’observation.
La sculpture repose sur un support sobre que j’ai entièrement modélisé puis imprimé en 3D. À l’avant figure la mention « 42 », signature conceptuelle de la série, tandis que ma signature manuscrite est apposée à l’arrière.
Chaque pièce est réalisée à la main, rendant chaque exemplaire unique.
Matériaux : Cannette recyclée, plâtre, paillettes argentées, ,vernis, support imprimé en 3D
Technique : Déformation manuelle, remplissage, lustrage, gravure au carbure de tungstène
Œuvre originale – pièce unique